On nous présente la guerre comme un orage : imprévisible, inévitable, sans coupable. L'Anti-Guerre renverse le cadre. La guerre est une industrie — avec ses fournisseurs, ses clients, ses marges, et ses externalités payées par d'autres.
Le bilan, d'abord : ce que coûtent les conflits en vies, en corps, en ruines, en générations. Puis la mécanique : qui paie, qui profite, et par quels relais l'ordinaire alimente la machine sans le savoir.
Ni pacifisme naïf ni résignation. Voir, compter, refuser — trois gestes pour cesser d'être un rouage involontaire.
La guerre n'est pas un orage. C'est une commande, avec un fournisseur et une facture.
« Inévitable » est le premier mot de tous ceux qui en profitent.
Le bilan ne ment pas. Ce sont les récits autour du bilan qui mentent.
Tu n'as pas à porter d'uniforme pour alimenter la machine. Il suffit de relayer.
Voir, compter, refuser. Trois gestes — et le rouage cesse de tourner.